Depuis plus de cinquante ans, le public assiste impuissant au déboisement intensif des forêts tropicales à travers le monde. Les difficultés techniques et les intérêts divergents des États se sont jusqua` aujourdhui opposés a` ladoption dune convention internationale sur les forêts. Lespoir de voir les forêts tropicales être mieux conservées pourrait venir du mécanisme dit « REDD+ » adopté au sein du régime climat, sous la forme dun ensemble de décisions de la conférence des Parties (COP), et mentionné à larticle 5 de lAccord de Paris. Le mécanisme institué repose sur une logique incitative. Les pays en développement peuvent volontairement mener des activités REDD+ sur leur territoire et en contrepartie bénéficier dun soutien financier et technologique en amont, et de paiements proportionnés aux résultats carbone en aval. Sur le plan formel, le cadre juridique pour la REDD+ est, à linstar des tentatives antérieures de règlementation forestière, flexible et non contraignant. Sa mise en oeuvre globale et rapide au cours des dernières années apparaît alors paradoxale et interroge le juriste sur les spécificités du cadre juridique institué et sur sa normativité réelle.....