Depuis le début du XXIe siècle, le droit patrimonial de la famille a été profondément réformé. Les deux grandes lois successorales des 3 décembre 2001 et 23 juin 2006 ont bouleversé la dévolution légale des successions en augmentant massivement les droits du conjoint survivant et en admettant la représentation des renonçants, comme elles ont permis de nouvelles libéralités telles les libéralités graduelles ou les donations-partages transgénérationnelles. Ce nouveau droit des successions, ainsi que le droit des régimes matrimoniaux et du pacte civil de solidarité, ont été ces dernières années complétés et parfois amendés par de nombreux textes, dont :
- les lois des 12 mai 2009 (élargissement de la compétence du juge aux affaires familiales), 16 février 2015 (formalisme du testament authentique, preuve de la qualité d'héritier), 18 novembre 2016 (option successorale, envoi en possession), 23 mars 2019 (changement de régime matrimonial, acte de notoriété, partage), 24 août 2021 (protection de la réserve) et 31 mai 2024 (avantages matrimoniaux) ;
- les règlements européens des 4 juillet 2012 et 24 juin 2016 relatifs, l'un au droit international privé des successions, l'autre au droit international privé des régimes matrimoniaux et des partenariats enregistrés.