JACQUOT, H. / / MARIE, S. / / PRIET, F.
Le droit de l'urbanisme est assurément un droit touffu, marqué par d'incessantes réformes législatives.
Mais c'est aussi, et d'abord, un droit vivant.
Depuis la loi Solidarité et renouvellement urbains du 13 décembre 2000, le droit de l'urbanisme s'efforce d'être au service de l'objectif du développement durable, ce que confirme la récente loi portant évolution du logement, de l'aménagement et du numérique (FLAN) du 23 novembre 2018.
Tout en étant un droit de police, marqué par l'unilatéralité, il sait également s'ouvrir à la négociation et au contrat avec les opérateurs privés. La loi FLAN s'inscrit dans cette démarche en créant les contrats de projet partenarial d'aménagement.
La recherche de sécurité juridique est aussi l'une de ses préoccupations fondamentales. Dès 1971, la création du certificat d'urbanisme a cherché, avec des bonheurs divers, à stabiliser les règles d'urbanisme applicables aux projets des constructeurs. À partir de 1994, le législateur a dû répondre à un phénomène dont l'ampleur a surpris : la forte croissance du contentieux administratif de l'urbanisme. L'institution de nouvelles règles d'encadrement des recours a été suivie par l'attribution de pouvoirs originaux au profit du juge de l'excès de pouvoir, afin de permettre une régularisation de certains actes chaque fois que cela est possible.