Malgré son omniprésence dans le discours juridique, le terme « bien » nest que rarement appréhendé en lui-même. Constamment vu sous langle réducteur des choses et de la propriété, il souffre un manque de conceptualisation que lauteur de ce travail de recherche sest donné lambition de corriger, à laube dune éventuelle réforme du droit des biens.
Rejetant la définition communément admise du bien comme une chose saisie par la propriété, Gabriel Sebban entend dabord qualifier le bien, quil appréhende comme un objet tant économique que juridique. Lidentification de sa nature le conduit ainsi à déceler lexistence dun régime unitaire, le bien étant finalement assimilé au droit patrimonial et lié au sujet par le canal de la titularité, qu'il réhabilite en tant que notion pleinement opératoire.
Lidentification du bien conduit ensuite lauteur à sintéresser à la diversité des biens et donc des droits patrimoniaux à partir de leur aspect interne. Réhabilitant la summa divisio classique entre les droits réels et personnels, il lactualise au moyen dun principe de classement simple et reconnaît, en marge de ces droits, une autre figure de droits patrimoniaux, les droits dexploitation, à même de compléter le panorama des biens.