En cas d« abus fiscal », au sens où lentend la disposition légale générale « anti-abus » dans sa nouvelle version telle quapplicable depuis 2012 en matière dimpôts sur les revenus, de droits denregistrement et de droits de succession, des actes juridiques posés par les contribuables peuvent être rendus inopposables au fisc, et ce, alors même que ces actes sont bien réels (non simulés) et quaucune « fraude fiscale » na donc été commise. Des procédés d « évitement de limpôt » pourtant bien licites sont ainsi rendus inefficaces.
Cette notion inédite dabus fiscal a introduit en droit belge une limite de portée générale au principe du « libre choix de la voie la moins imposée », à côté de la limite inhérente découlant de la théorie de la simulation et dautres limites additionnelles apportées par le législateur (dispositions spécifiques « antiévitement » ou « anti-abus ») ou la jurisprudence (comme la théorie discutée de linopposabilité au fisc des actes non simulés mais illicites).